Véronique, sœur d’une femme assassinée par son ex-mari, demande des comptes à l’Etat …

Communiqué du 01-10-2009

Véronique, sœur d’une femme assassinée par son ex-mari, demande des comptes à l’Etat …

Un procès contre l'Etat a eu lieu le 30 septembre 2009. Motif : la remise en liberté par décision judicaire d’un homme très dangereux, mis en cause par son ex-épouse pour viols violences conjugales, actes de torture et barbarie. Une fois libre de ses mouvements, il l’a assassinée de 11 coups de feu.
Ce procès soulève encore une fois la non prise en compte de la parole des victimes, et la non évaluation de la dangerosité des agresseurs lorsque leurs victimes sont des femmes ou des enfants.
L’avocate de Véronique désigne la remise en liberté de cet homme, accusé de viols, violences, actes de torture et barbarie sur son épouse durant 15 ans, comme «une faute lourde».
Le président du tribunal a précisé qu’il s’agissait ici de la mise en cause d’une décision, mais pas d’une responsabilité individuelle : c’est le service public qui est responsable et non le décisionnaire.
« L’erreur d’appréciation » du système judiciaire est pourtant évidente, puisque qu’il disposait du lourd dossier du prévenu.
Le Collectif Féministe contre le Viol* était présent aux côtés de Véronique au tribunal de Paris et sera également auprès d’elle quand le tribunal rendra sa décision le 4 novembre 2009.