Vous avez été victime

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> Le (la) mineur(e) victime de viol ou d’agressions sexuelles



¤ La consultation médicale

Une agression sexuelle est un traumatisme.
Un examen médical doit être pratiqué le plus tôt possible, mais n’y renoncez pas si les faits sont anciens.

Vous pouvez dire sans crainte à un médecin ce qui s'est passé et ce que vous ressentez.
Les médecins et les infirmières sont de mieux en mieux préparés à l'accueil des victimes de viol. Par ailleurs, dans certains départe- ments et régions, les personnels des Urgences médico-judiciaires et des pôles de référence régionaux d'accueil des victimes de violen- ces sexuelles sont formés et habilités à pratiquer un examen médical dans les meilleures conditions, si vous avez porté plainte.

¤ La consultation médicale est indispensable

Pour votre santé
Outre les soins dont vous avez peut-être besoin, il vous sera prescrit notamment :

 - une contraception d’urgence, (soit « la pilule du lendemain » à prendre dans les 72 heures, soit la pose d ’un stérilet dans les 5 jours) afin de prévenir une éventuelle grossesse ; un traitement préventif du Sida, dans les 24 heures suivant le viol ;

 - un traitement antibiotique contre d'éventuelles maladies sexuelle- ment transmissibles ;

 - des prélèvements à des fins de dépistage (vous pourrez être convoquée pour la communication des résultats par le laboratoire).

Même si vous redoutez dans l'immédiat un examen médical, n’ou- bliez pas de prendre une contraception d'urgence et de faire vous- même un test de grossesse, à partir du dixième jour après le viol, si vous n'étiez pas protégée par une contraception.
En cas d'absence de contraception, sachez que la contraception d'urgence et le test de grossesse sont délivrés sans ordonnance en pharmacie. Ils peuvent aussi être obtenus dans les centres de planification familiale, dont l ’adresse pourra vous être donnée par la permanence téléphonique régionale d'information sur la contraception et l'IVG, une assistante sociale ou dans un centre d ’information sur les droits des femmes.

Par ailleurs, le médecin pourra vous orienter vers une aide psycholo- gique adaptée aux conséquences post-traumatiques de la violence sexuelle.

Pour la poursuite de votre plainte

 - Le médecin, après un examen complet, vous remettra à votre demande un certificat constatant les traces physiques du trauma- tisme (griffures, traces de strangulation, etc.) et votre état psycho- logique général après ce choc (angoisse, prostration, larmes, agitation, etc.). Ce certificat vous sera très utile lors du procès et éventuellement pour une demande d'indemnisation.

 - S'il y a eu pénétration vaginale, anale ou buccale, les prélève- ments nécessaires à une identification du violeur seront effectués. Apportez tous les vêtements, linges ou objets souillés qui auront été conservés dans un sac en papier.
Cet examen et ces prélèvements doivent être faits le plus tôt possible. Ils pourront apporter des éléments de preuve.

 - Un certificat d'incapacité totale de travail (ITT), même si vous n'avez pas d'activité professionnelle, peut vous être remis par votre médecin.

Si l'agression sexuelle s'est produite sur le lieu de travail ou au cours des trajets, ses conséquences peuvent être prises en charge comme celles d'un accident du travail.

Lorsque cette première consultation médicale est pratiquée dans un service hospitalier d'Urgences médico-judiciaires ou dans un pôle de référence régional d'accueil des victimes de violences sexuelles, elle est faite par un médecin « expert » et cela peut éviter la répéti- tion d'examens médicaux à l'occasion de la procédure judiciaire.

Exemple de certificat médical

Si vous remettez ce certificat à la police ou à la gendarmerie, n'oubliez pas d'en conserver un double.