Un appel à témoins de la gendarmerie pour retrouver des victimes de Jacques Leveugle

RELAIS

 

Un appel à témoins de la gendarmerie pour retrouver des victimes de Jacques Leveugle

Appelez le N° vert 0 800 20 01 42

RELAIS DE L’APPEL DIFFUSE SUR LE SITE DE LA GENDARMERIE :

 

En septembre 2023, un septuagénaire est dénoncé pour une suspicion d’agressions sexuelles multiples commis dans plusieurs pays entre 1967 et 2022.

 

La Gendarmerie nationale ouvre une enquête, qui aboutit à la mise en examen et au placement en détention provisoire du mis en cause.

De nombreuses investigations, notamment l’exploitation des mémoires du mis en examen, permettent de dénombrer 89 victimes mineures, dont une majorité a été à ce stade contactée et entendue. La personne suspectée, Jacques Leveugle, 79 ans, a séjourné durant son parcours dans de nombreux pays et en Nouvelle-Calédonie, exerçant au sein d’associations ou d’établissements scolaires en tant qu’éducateur, moniteur de spéléologie, professeur de français…

Dans ce cadre, afin d’identifier des victimes que l’auteur n’aurait pas mentionnées, mais aussi d’éclairer les zones d’ombre subsistant dans le parcours du suspect, la Section de recherches de Grenoble, ainsi que le Groupement de gendarmerie départementale de l’Isère, lancent un appel à témoins.

Toute personne ayant été témoin ou victime des agissements du mis en cause est priée de contacter sans tarder les enquêteurs au numéro vert inscrit sur l’affiche.

 

 

Le numéro à contacter : 0 800 20 01 42

Lien vers l’appel à témoins

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Après un viol, parler c’est commencer à se reconstruire

Pour les personnes qui souhaitent témoigner
vous pouvez appeler sur le 0.800.05.95.95, Viols-Femmes-Informations
un numéro national anonyme et gratuit, du lundi au vendredi, de 10h à 19h.

Viols Femmes Informations
0 800 05 95 95

Anonyme et gratuit, y compris depuis les portables
Du lundi au vendredi, de 10h à 19h

Violences Sexuelles dans l’Enfance
0 805 802 804

Anonyme et gratuit, y compris depuis les portables
Du lundi au vendredi, de 10h à 19h

Briser la culture du silence dans la profession vétérinaire

Les écoles vétérinaires devraient être des lieux d’apprentissage, de transmission et de sécurité. Pourtant, ces dernières années, trop de témoignages montrent que les violences institutionnelles, le harcèlement moral, les pressions hiérarchiques et les discriminations, notamment sexistes, traversent toute la chaîne : étudiant·es, personnels administratifs, enseignant·es, praticien·nes.

Et ce qui commence dans les écoles ne reste jamais dans les écoles. Quand les dérives s’installent au cœur de la formation, elles façonnent la norme de toute une profession.

Elles créent un modèle implicite : « c’est comme ça ici ».

Nous refusons que cette culture perdure.

Dans ce contexte, la prise de parole de la Dre Vet Valérie Freiche est importante. Nous, ses consœurs, saluons son courage. Pas pour en faire une héroïne, mais parce qu’elle a choisi d’utiliser sa position, celle d’une spécialiste reconnue, pour dénoncer un système dans lequel tant d’autres se taisent, par peur, par isolement ou par manque de pouvoir.

Son geste ouvre une brèche. Il rappelle que la responsabilité de changer les choses ne doit pas reposer sur les plus vulnérables. Et qu’une profession se transforme lorsque celles et ceux qui ont une voix choisissent de s’en servir pour protéger les autres.

Nous espérons des écoles plus sûres, des institutions plus responsables, une profession où la parole n’est plus un acte de bravoure mais une évidence. Et si nous avançons dans cette direction, ce sera aussi grâce à des initiatives comme la sienne : celles qui disent stop, qui refusent la banalisation et qui obligent à regarder en face ce qui doit changer.

Nous parlons aujourd’hui pour toutes celles et ceux qui ont subi, pour celles et ceux qui subissent encore, souvent sans pouvoir dire non, et pour celles et ceux qui entreront demain dans cette profession que nous aimons.

Signataires : Marie Abitbol (A99), Gwenael Amyot (A94), Delphine Arnaud (L13), Natacha Asensio (A18), Leïla Assaghir (N23), Inès Barthélémy (A05), Élise Bergère (N17), Marion Boidot (T09), Justine Bontemps (N13), Abigaïl Bouchart (N18), Caroline Boucher (A15), Claire Briqué Pellet (N17), Ludmilla Butzbach (Liege 09), Camaldine Camara (N15), Marie Catteau (T14), Claire Chabidon (L09), Valentine Chamard (N03), Camille Chartier (L17), Lucie Chevallier (A09), Mathilde Clauss (L09), Camille Collegia (A25), Clara Conde Ruiz (Cordue 07), Laurence Crenn (A03), Amandine Combe (A28), Mélanie Coquelle (A12), Marion Debin (L07), Nicolas Deleglise (L10), Julie Deleurence (L08), Natacha Demangeon (A06), Charlotte Devaux (L12), Alexia Didou (N13), Laetitia Dorso (N05), Antinea Ecrepont (Cluj 19), Caroline Esteves (L09), Charlotte Farges (L12), Emma Fertet (T15), Géraldine Féry (Liège 11), Delphine Fleury (Liège 09), Clara Forest (A26), Ana et Patrick Gadret (T84), Anne-Claire Gagnon (T84), Camille Gassmann (L11), Sylvie Geiger (N04), Lucie Germanique (A08), Morgane Gillardeau, (N13), Laurianne Gomet (L07), Elsa Granger (A26), Valentine Grébert (N13), Audrey Groensteen (A13), Daniel Groux (T84), Lucie Guillardeau (N19), Mathilde Guillon (A17), Sara Hoummady (A13), Anne-Laure Houset (N08), Gaëlle Hue (A97), Sarah Hue-Leroy (L08), Bénédicte Iturria-Ladurée (T97), Marianne Jacques (A23), Anaïs Jan (N11), Hélène Joly (N09), Amélie Kpadé (L07), Chloé Labidalle (T15), Lucille Lambinet (L08), Delphine Laniesse (A11), Sophie Latapie (A07), Nicolas Layachi (Liège03), Julie Lazzarotti (A19), Clémentine Le Bescond (A11), Clara Lefranc (N17), Émeline Mallet (T19), Cécile Maillochaud (A26), Marie Martorello (T07), Sylvia Masson (Liège05), Claire Maurin (T19), Catherine Millot (A88), Marie Moinet (N08), Berengère Molle-Proudhon (A11), Falvie Morató (A26), Anne-Cécile Morin (L08), Arthur Nicolas (A27), Fanny Olivier (T16), Fanny Peiro (N18), Jacqueline Peker (A63), Marianne Peyrache (T19), Mélanie Peysson (A28), Blandine Polo (L12), Valentine Prat (N13), Lorraine Puzin (L12), Mayelle Quénée (Liege 10), Nassim Rharbi (A28), Sandra Redeuil (T15), Johanna Samain (L12), Violette Spirkovitch (N20), Mathilde Thierry (L13), Lorraine Tilbury (T84), Juliette Tirat (A17), Julie Valloire-Lucot (A08) Vanessa Vanderquand (Liege 05), Fanny Vernay (L07), Armelle Vignaud (A26)

Enquête : plaintes refusées, découragées, détournées ou déqualifiées. 

Enquête sur les plaintes refusées, découragées, détournées ou déqualifiées. 

 

Trop souvent, des victimes de viol ou d’agression sexuelle se heurtent à des refus d’enregistrement de plainte, à des propos décourageants, à une plainte détournée en main courante ou à une déqualification des faits. Ces pratiques, contraires au droit entravent l’accès à la justice.

Le Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV) lance une enquête en ligne, ouverte du 7 novembre au 7 décembre 2025, pour recueillir les témoignages de personnes ayant tenté de porter plainte et ayant rencontré ces obstacles.

➡️ L’objectif : documenter et identifier les mécanismes de découragement et renforcer nos revendications.

Le questionnaire est anonyme et s’adresse à toute personne ayant tenté de déposer plainte pour viol ou agression sexuelle, quelle que soit l’année ou le lieu (France et DROM COM).

Merci de relayer largement cette enquête : chaque témoignage compte.
Ensemble, nous pouvons faire évoluer les pratiques d’accueil et de prise en charge des victimes.

Au moindre doute, contactez nous

  • Viols Femmes Informations : 0 800 05 95 95 / Violences sexuelles dans l’enfance : 0 805 802 804

Inscription – 40 ans du CFCV

👉   

Soirée d’histoire et de luttes – 40 ans du Collectif Féministe Contre le Viol

Mercredi 15 octobre 2025 – 18h30
Mairie de Paris Centre
2 rue Eugène Spuller – 75003 Paris

Le Collectif Féministe Contre le Viol vous convie à une soirée d’histoire et de luttes contre le viol : 

  • Présentation des études réalisées par le CFCV à partir des témoignages recueillis sur les lignes nationales :
    « Viols Femmes Informations – 0 800 05 95 95 »
    « Violences Sexuelles dans l’Enfance – 0 805 802 804 »
  • Echanges avec des invité·es engagé·es
  • Moment de transmission et de mobilisation collective

👉  Télécharger l’invitation 

👉  Télécharger le programme et la présentation des intervenantes

Entrée gratuite – Inscription obligatoire (places limitées)
Réservez votre place dès maintenant via le formulaire ci-dessus.

Communiqué : Contrôle de l’âge pour les sites pornos : quand le “business” passe avant la protection des enfants.

Osez Le Féminisme, 4 juin 2025

 

Alors que la France s’apprête enfin, le 6 juin 2025, à mettre en œuvre la loi SREN du 21 mai 2024 imposant un contrôle effectif de l’âge pour accéder aux sites pornographiques, le géant Aylo, propriétaire de Pornhub, RedTube et YouPorn, décide de rendre ses plateformes inaccessibles depuis le territoire français et d’afficher en page d’accueil un texte de lobbying s’opposant à cette loi. Un “coup de com” visant à devancer le blocage imminent que pourrait ordonner l’ARCOM.

Depuis plus de quatre ans, l’industrie pornographique multiplie les recours dilatoires contre une loi aux visées pourtant claires : empêcher les enfants d’être exposés à des contenus violents, sexistes, racistes, dégradants et souvent illégaux. Pourquoi une telle résistance de la part de l’industrie ? Tout simplement car le cœur du modèle économique de cette industrie repose sur l’exposition massive des mineur·es à la pornographie.

 

Une stratégie cynique : accrocher les enfants, fidéliser les clients

Durant l’enfance et l’adolescence, le cerveau est en pleine construction. Ainsi, l’exposition précoce à des contenus sexuels violents modifie durablement les repères affectifs, émotionnels, empathiques. Plus l’exposition est prématurée, plus la dépendance est profonde et durable. Comme l’a rappelé le Haut Conseil à l’Égalité dans son rapport Pornocriminalité (2023), l’exposition des enfants à la pornographie “développe le système limbique, responsable des pulsions, et inhibe le développement du cortex préfrontal, siège de l’empathie et du discernement”. Ce visionnage à un jeune âge constitue un véritable “viol psychique” selon la chercheuse en neurosciences Maria Hernandez. Il influence profondément la construction des sexualités, en les imprégnant de rapports de domination virilistes, de racisme et de misogynie, renforce l’adhésion à la culture du viol, accroit le risque de passages à l’acte violents.

 

Les mineur·es sont une cible stratégique pour l’industrie, car un enfant accro à la pornographie devient un adulte captif.

Protéger les mineur·es de la pornographie est aussi un enjeu de lutte contre l’inceste et la pédocriminalité. Outre le fait que ces plateformes abritent de la pédopornographie, très souvent des vidéos de violences diffusées par les pédocriminels, la pornographie est également utilisée dans la stratégie des agresseurs pour semer la confusion, inverser la honte et la culpabilité, et sidérer les victimes ciblées. Les survivant·es de pédocriminalité voient l’irruption dans leur psychisme de scripts pornographiques dans ce qu’ils ont de plus oppressifs, discriminants, chosifiants, et peuvent par le visionnage compulsif et anxieux de pornographie se retrouver dans un état d’anésthésie émotionnelle dissociative, qui profite aux agresseurs.

 

Assez d’hypocrisie : la loi est claire, les moyens existent

Depuis 2020, la loi française oblige les éditeurs de sites pornographiques à mettre en place un véritable contrôle de l’âge de leurs utilisateurs et utilisatrices. Le cadre juridique est complet : le décret d’application est en vigueur, un référentiel technique a été publié, et la CNIL a validé plusieurs solutions respectueuses du RGPD, notamment la vérification par un tiers de confiance, l’utilisation de la carte bancaire ou encore l’analyse faciale sans recours à la reconnaissance biométrique. Les moyens existent.

Alors comment expliquer qu’une industrie aux moyens colossaux, habituellement en tête des innovations majeures de la tech (paiement en ligne, streaming vidéo, VR, IA, robotique), serait incapable de développer un simple système de vérification d’âge ? La réponse est simple : elle ne veut pas.

 

Un tournant juridique historique

Le 6 juin, l’ARCOM pourra bloquer sans passer par un juge les sites qui refusent d’appliquer la loi. Le blocage volontaire des sites Pornhub, YouPorn et RedTube en France révèle ce que l’industrie pornographique tente depuis des années de dissimuler : son refus obstiné de toute régulation, même minimale, pour protéger les mineur·es. Cette industrie multimilliardaire préfère mobiliser ses ressources pour combattre toute tentative de régulation, à grand renfort d’avocats et de lobbyistes, plutôt que de renoncer à un accès inconditionnel et gratuit qui alimente son modèle économique fondé sur la violence et sur l’érotisation de toutes les oppressions. Face à cela, l’application stricte de la loi et la mobilisation collective sont essentielles. Le contrôle de l’âge sur les sites pornographiques est un impératif de santé publique, de protection de l’enfance et d’égalité entre les sexes, qui doit primer sur les profits de l’industrie pornocriminelle.

 

Osez le Féminisme appelle à :

  • Appliquer sans délai les mesures de contrôle d’âge sur tous les sites pornographiques accessibles depuis la France.
  • Renforcer la coopération européenne pour sortir la pornographie de la zone de non-droit numérique.
  • Reconnaître les dommages causés aux enfants, aux femmes et à toute la société par la pornographie et agir en conséquence.

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10 idées reçues sur l’introduction du consentement dans la définition légale du viol

Collectif abolition

Depuis plusieurs mois, la question de l’introduction du consentement dans la définition pénale du viol agite le débat public. Les documents “10 idées reçues sur l’introduction du consentement dans la définition légale du viol” (version longue et synthèse) rassemblent des réponses aux arguments avancés en faveur de cette introduction et souvent entendus. Le document suivant les résume.

 

Synthèse du document

Idée reçue n°1 : “Un viol se définit comme un rapport sexuel non consenti”
Faux ! Cette définition est très insuffisante. Le viol est une violence sexuelle qui consiste à imposer à autrui une pénétration sexuelle ou un acte bucco-génital. Juridiquement, le viol est un crime et est caractérisé par les moyens employés par l’auteur des faits pour imposer l’acte sexuel à sa victime, et non par le consentement ou l’absence de consentement de cette dernière.

La notion de consentement, floue, polysémique et héritée du droit civil, doit être laissée en-dehors de la définition pénale du viol et de l’agression sexuelle. C’est d’autant plus important que dans un contexte inégalitaire, le consentement n’est bien souvent qu’un acte de soumission à une domination, plutôt que l’expression d’une volonté libre.

Idée reçue n°2 : “Sans la notion de consentement, la loi française ne permet pas de punir tous les viols et agressions sexuelles”
Faux ! Les syndicats de magistrat.es sont unanimes : la législation actuelle permet déjà de recouvrir les différents cas de figure de viol et d’agression sexuelle. La jurisprudence de la Cour de Cassation atteste que la loi française permet d’ores et déjà de condamner les faits suivants :
● Les violences sexuelles commises en abusant d’un statut d’autorité ou d’un rapport de pouvoir, sans commettre de violences ou de menaces explicites;
● Celles dont la victime est dans une situation de vulnérabilité particulière (handicap, troubles psychologiques, victime inconsciente, sous hypnose,
endormie, droguée ou alcoolisée…);
● Celles au cours desquelles la victime était en état de sidération;
● Celles commises dans le cadre d’un processus visant à mettre la victime dans un état d’emprise psychologique.

Idée reçue n°3 : “La loi française actuelle entraîne une présomption de consentement des victimes”
Faux ! La prétendue “présomption de consentement” ne provient pas du code pénal (qui s’intéresse uniquement aux actes de l’auteur), mais des acteurs et actrices judiciaires (personnels de police et de gendarmerie, magistrat.es, expert.es, jurys d’assises…) qui sont focalisés sur le comportement de la victime avant, pendant et après les faits – y compris sur son éventuel consentement aux actes qu’elle dénonce. Cette focalisation sur la victime est le produit de la culture du viol qui pousse à toujours faire peser une suspicion de sexualité sur des actes qui relèvent d’un tout autre champ, celui de la
violence.

Idée reçue n°4 : “L’introduction du consentement va améliorer le traitement judiciaire des violences sexuelles”
Faux ! L’impunité dont bénéficient les auteurs d’infractions sexuelles et les dysfonctionnements auxquels sont confrontées les victimes lors de leur parcours judiciaire ne proviennent pas de la définition juridique de ces infractions. Le traitement judiciaire des viols s’est d’ailleurs dégradé depuis une vingtaine d’années en France, alors même que la loi a connu des améliorations durant cette période. Les différents syndicats de magistrat.es s’accordent à dire qu’introduire la notion de consentement dans la loi ne changera ni les pratiques d’enquête, ni le déroulement des procès. Les leviers à mobiliser en priorité pour s’attaquer à ces problèmes sont les moyens alloués à la Justice et les décisions de politique pénale.

Idée reçue n°5 : “Dans les pays dont la loi intègre le consentement, le traitement judiciaire des violences sexuelles s’est amélioré”
Faux ! Dans les pays où la définition légale est centrée sur l’absence de consentement, le traitement judiciaire n’est pas meilleur qu’en France : le taux de plaintes y est faible, tout comme le pourcentage d’affaires connues de la police qui parviennent jusqu’aux tribunaux. Le pourcentage de condamnations y est bien souvent inférieur à celui de la France. La prévalence des attitudes sexistes dans les commissariats de police et les tribunaux y est régulièrement dénoncée, comme en France.

Idée reçue n°6 : “La charge de la preuve sera inversée : ce sera à l’accusé de prouver qu’il s’est assuré du consentement”
Faux ! Cela supposerait d’aller à l’encontre d’un principe fondamental de la procédure judiciaire, celui de la présomption d’innocence. Dans notre système judiciaire, la charge de la preuve incombe à la partie poursuivante, c’est-à-dire le ministère public. Ce principe continuerait à s’appliquer aux infractions sexuelles même si ces dernières étaient redéfinies autour de l’absence de consentement.

Idée reçue n°7 : “Introduire le consentement dans la définition du viol est sans risque juridique”
Faux ! Nous avons identifié plusieurs risques inhérents à cette proposition de réforme, notamment :
● Le risque d’empêcher la condamnation future de certains faits qui sont englobés dans la législation actuelle. Ce risque dépend étroitement de la rédaction de la nouvelle loi, et pour l’instant, les différents textes déposés à l’Assemblée nationale et au Sénat ne permettent pas de s’en prémunir, bien au contraire;
● Le risque d’accentuer la focalisation sur le comportement de la victime lors de la procédure judiciaire;
● Le risque de fragiliser la lutte contre certaines violences sexistes et sexuelles comme la prostitution, le proxénétisme et la GPA.

Idée reçue n°8 : “Introduire le consentement dans la loi permettra à plus de victimes de se reconnaître et de porter plainte”
Faux ! Les raisons de ne pas signaler des violences aux forces de l’ordre sont nombreuses, à commencer par la stratégie de l’agresseur, qui cherche par différents moyens à imposer le silence à la victime. Dans les pays où la définition du viol est centrée sur l’absence de consentement, les victimes ne sont pas plus nombreuses qu’en France à signaler les faits. Et les raisons de cette non-dénonciation y sont les mêmes : peur des représailles, minimisation des violences subies, manque de confiance en l’institution judiciaire…

Idée reçue n°9 : “La France doit réécrire sa loi pour se conformer à la Convention d’Istanbul”
Faux ! Cette convention du Conseil de l’Europe, ratifiée par la France en 2014, impose aux Etats signataires d’ériger en infraction pénale les actes sexuels “non consentis”. Mais le rapport explicatif de la Convention précise que les parties peuvent “décider de la formulation exacte de la législation et des facteurs considérés comme exclusifs d’un consentement libre.” En France, ce sont les éléments de violence, contrainte, menace et surprise qui permettent d’exclure le consentement libre, comme l’atteste la jurisprudence et comme l’a défendu le Gouvernement pendant plusieurs années dans ses échanges avec le GREVIO.

Idée reçue n°10 : “Cette réforme serait une avancée féministe”
Faux ! La pensée féministe développe depuis très longtemps une analyse critique de la notion de consentement. Dans le domaine du droit, des femmes comme Gisèle Halimi se sont battues pour que le viol ne soit plus défini par l’absence de consentement, mais par les actes de l’agresseur. De nombreuses voix féministes s’élèvent aujourd’hui contre cette proposition de réécriture de la loi qui constituerait une véritable régression dans la lutte contre les violences à l’encontre des femmes.

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