Relais communiqué de presse d’Innocence en Danger – « Affaire Epstein : demande de réouverture de l’enquête française et de transparence sur les suites de l’enquête de 2019 »
Les écoles vétérinaires devraient être des lieux d’apprentissage, de transmission et de sécurité. Pourtant, ces dernières années, trop de témoignages montrent que les violences institutionnelles, le harcèlement moral, les pressions hiérarchiques et les discriminations, notamment sexistes, traversent toute la chaîne : étudiant·es, personnels administratifs, enseignant·es, praticien·nes.
Et ce qui commence dans les écoles ne reste jamais dans les écoles. Quand les dérives s’installent au cœur de la formation, elles façonnent la norme de toute une profession.
Elles créent un modèle implicite : « c’est comme ça ici ».
Nous refusons que cette culture perdure.
Dans ce contexte, la prise de parole de la Dre Vet Valérie Freiche est importante. Nous, ses consœurs, saluons son courage. Pas pour en faire une héroïne, mais parce qu’elle a choisi d’utiliser sa position, celle d’une spécialiste reconnue, pour dénoncer un système dans lequel tant d’autres se taisent, par peur, par isolement ou par manque de pouvoir.
Son geste ouvre une brèche. Il rappelle que la responsabilité de changer les choses ne doit pas reposer sur les plus vulnérables. Et qu’une profession se transforme lorsque celles et ceux qui ont une voix choisissent de s’en servir pour protéger les autres.
Nous espérons des écoles plus sûres, des institutions plus responsables, une profession où la parole n’est plus un acte de bravoure mais une évidence. Et si nous avançons dans cette direction, ce sera aussi grâce à des initiatives comme la sienne : celles qui disent stop, qui refusent la banalisation et qui obligent à regarder en face ce qui doit changer.
Nous parlons aujourd’hui pour toutes celles et ceux qui ont subi, pour celles et ceux qui subissent encore, souvent sans pouvoir dire non, et pour celles et ceux qui entreront demain dans cette profession que nous aimons.
Signataires : Marie Abitbol (A99), Gwenael Amyot (A94), Delphine Arnaud (L13), Natacha Asensio (A18), Leïla Assaghir (N23), Inès Barthélémy (A05), Élise Bergère (N17), Marion Boidot (T09), Justine Bontemps (N13), Abigaïl Bouchart (N18), Caroline Boucher (A15), Claire Briqué Pellet (N17), Ludmilla Butzbach (Liege 09), Camaldine Camara (N15), Marie Catteau (T14), Claire Chabidon (L09), Valentine Chamard (N03), Camille Chartier (L17), Lucie Chevallier (A09), Mathilde Clauss (L09), Camille Collegia (A25), Clara Conde Ruiz (Cordue 07), Laurence Crenn (A03), Amandine Combe (A28), Mélanie Coquelle (A12), Marion Debin (L07), Nicolas Deleglise (L10), Julie Deleurence (L08), Natacha Demangeon (A06), Charlotte Devaux (L12), Alexia Didou (N13), Laetitia Dorso (N05), Antinea Ecrepont (Cluj 19), Caroline Esteves (L09), Charlotte Farges (L12), Emma Fertet (T15), Géraldine Féry (Liège 11), Delphine Fleury (Liège 09), Clara Forest (A26), Ana et Patrick Gadret (T84), Anne-Claire Gagnon (T84), Camille Gassmann (L11), Sylvie Geiger (N04), Lucie Germanique (A08), Morgane Gillardeau, (N13), Laurianne Gomet (L07), Elsa Granger (A26), Valentine Grébert (N13), Audrey Groensteen (A13), Daniel Groux (T84), Lucie Guillardeau (N19), Mathilde Guillon (A17), Sara Hoummady (A13), Anne-Laure Houset (N08), Gaëlle Hue (A97), Sarah Hue-Leroy (L08), Bénédicte Iturria-Ladurée (T97), Marianne Jacques (A23), Anaïs Jan (N11), Hélène Joly (N09), Amélie Kpadé (L07), Chloé Labidalle (T15), Lucille Lambinet (L08), Delphine Laniesse (A11), Sophie Latapie (A07), Nicolas Layachi (Liège03), Julie Lazzarotti (A19), Clémentine Le Bescond (A11), Clara Lefranc (N17), Émeline Mallet (T19), Cécile Maillochaud (A26), Marie Martorello (T07), Sylvia Masson (Liège05), Claire Maurin (T19), Catherine Millot (A88), Marie Moinet (N08), Berengère Molle-Proudhon (A11), Falvie Morató (A26), Anne-Cécile Morin (L08), Arthur Nicolas (A27), Fanny Olivier (T16), Fanny Peiro (N18), Jacqueline Peker (A63), Marianne Peyrache (T19), Mélanie Peysson (A28), Blandine Polo (L12), Valentine Prat (N13), Lorraine Puzin (L12), Mayelle Quénée (Liege 10), Nassim Rharbi (A28), Sandra Redeuil (T15), Johanna Samain (L12), Violette Spirkovitch (N20), Mathilde Thierry (L13), Lorraine Tilbury (T84), Juliette Tirat (A17), Julie Valloire-Lucot (A08) Vanessa Vanderquand (Liege 05), Fanny Vernay (L07), Armelle Vignaud (A26)
Viols Femmes Informations : 0 800 05 95 95 / Violences sexuelles dans l’enfance : 0 805 802 804
Mercredi 15 octobre 2025 – 18h30
Mairie de Paris Centre
2 rue Eugène Spuller – 75003 Paris
Le Collectif Féministe Contre le Viol vous convie à une soirée d’histoire et de luttes contre le viol :
👉 Télécharger le programme et la présentation des intervenantes
Entrée gratuite – Inscription obligatoire (places limitées)
Réservez votre place dès maintenant via le formulaire ci-dessus.
Le lundi 19 mai 2025, l’équipe du Collectif Féministe Contre le Viol apprend le décès de Mathilde.
Après des années de violences conjugales, sexuelles, et institutionnelles, Mathilde a mis fin à ses jours.
Dans ce communiqué, nous ne changerons pas le prénom de Mathilde. Son prénom doit être prononcé haut et fort.
Nous souhaitons parler de ce qu’elle a subi, affirmer notre soutien à ses proches et exprimer notre colère.
Appelez le 01 45 82 73 00
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Osez Le Féminisme, 4 juin 2025
Alors que la France s’apprête enfin, le 6 juin 2025, à mettre en œuvre la loi SREN du 21 mai 2024 imposant un contrôle effectif de l’âge pour accéder aux sites pornographiques, le géant Aylo, propriétaire de Pornhub, RedTube et YouPorn, décide de rendre ses plateformes inaccessibles depuis le territoire français et d’afficher en page d’accueil un texte de lobbying s’opposant à cette loi. Un “coup de com” visant à devancer le blocage imminent que pourrait ordonner l’ARCOM.
Depuis plus de quatre ans, l’industrie pornographique multiplie les recours dilatoires contre une loi aux visées pourtant claires : empêcher les enfants d’être exposés à des contenus violents, sexistes, racistes, dégradants et souvent illégaux. Pourquoi une telle résistance de la part de l’industrie ? Tout simplement car le cœur du modèle économique de cette industrie repose sur l’exposition massive des mineur·es à la pornographie.
Une stratégie cynique : accrocher les enfants, fidéliser les clients
Durant l’enfance et l’adolescence, le cerveau est en pleine construction. Ainsi, l’exposition précoce à des contenus sexuels violents modifie durablement les repères affectifs, émotionnels, empathiques. Plus l’exposition est prématurée, plus la dépendance est profonde et durable. Comme l’a rappelé le Haut Conseil à l’Égalité dans son rapport Pornocriminalité (2023), l’exposition des enfants à la pornographie “développe le système limbique, responsable des pulsions, et inhibe le développement du cortex préfrontal, siège de l’empathie et du discernement”. Ce visionnage à un jeune âge constitue un véritable “viol psychique” selon la chercheuse en neurosciences Maria Hernandez. Il influence profondément la construction des sexualités, en les imprégnant de rapports de domination virilistes, de racisme et de misogynie, renforce l’adhésion à la culture du viol, accroit le risque de passages à l’acte violents.
Les mineur·es sont une cible stratégique pour l’industrie, car un enfant accro à la pornographie devient un adulte captif.
Protéger les mineur·es de la pornographie est aussi un enjeu de lutte contre l’inceste et la pédocriminalité. Outre le fait que ces plateformes abritent de la pédopornographie, très souvent des vidéos de violences diffusées par les pédocriminels, la pornographie est également utilisée dans la stratégie des agresseurs pour semer la confusion, inverser la honte et la culpabilité, et sidérer les victimes ciblées. Les survivant·es de pédocriminalité voient l’irruption dans leur psychisme de scripts pornographiques dans ce qu’ils ont de plus oppressifs, discriminants, chosifiants, et peuvent par le visionnage compulsif et anxieux de pornographie se retrouver dans un état d’anésthésie émotionnelle dissociative, qui profite aux agresseurs.
Assez d’hypocrisie : la loi est claire, les moyens existent
Depuis 2020, la loi française oblige les éditeurs de sites pornographiques à mettre en place un véritable contrôle de l’âge de leurs utilisateurs et utilisatrices. Le cadre juridique est complet : le décret d’application est en vigueur, un référentiel technique a été publié, et la CNIL a validé plusieurs solutions respectueuses du RGPD, notamment la vérification par un tiers de confiance, l’utilisation de la carte bancaire ou encore l’analyse faciale sans recours à la reconnaissance biométrique. Les moyens existent.
Alors comment expliquer qu’une industrie aux moyens colossaux, habituellement en tête des innovations majeures de la tech (paiement en ligne, streaming vidéo, VR, IA, robotique), serait incapable de développer un simple système de vérification d’âge ? La réponse est simple : elle ne veut pas.
Un tournant juridique historique
Le 6 juin, l’ARCOM pourra bloquer sans passer par un juge les sites qui refusent d’appliquer la loi. Le blocage volontaire des sites Pornhub, YouPorn et RedTube en France révèle ce que l’industrie pornographique tente depuis des années de dissimuler : son refus obstiné de toute régulation, même minimale, pour protéger les mineur·es. Cette industrie multimilliardaire préfère mobiliser ses ressources pour combattre toute tentative de régulation, à grand renfort d’avocats et de lobbyistes, plutôt que de renoncer à un accès inconditionnel et gratuit qui alimente son modèle économique fondé sur la violence et sur l’érotisation de toutes les oppressions. Face à cela, l’application stricte de la loi et la mobilisation collective sont essentielles. Le contrôle de l’âge sur les sites pornographiques est un impératif de santé publique, de protection de l’enfance et d’égalité entre les sexes, qui doit primer sur les profits de l’industrie pornocriminelle.
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